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Le 27 avril à Thiès, s’est tenu un atelier de renforcement de capacités des leaders des organisations communautaires de la zone des Niayes organisé dans le cadre du projet CGE-FORD (Centering Gender Justice in Extractive Sector Governance in West Africa soutenu par la Fondation Ford).

Les bénéficiaires sont les membres du Cadre de Concertation et de Développement des Niayes (CCDN), l’Union des Sociétés Coopératives des Niayes (USCN) et la Coopératives des Agriculteurs en situation de Handicap de la Zone des Niayes (COOPHAZONI).

Cet atelier avait pour objectif de favoriser une meilleure intégration de l’approche genre dans la gouvernance locale et les dynamiques de développement territorial. Les résultats sont significatifs :

  • Les participants maîtrisent désormais les concepts clés du genre.
  • Les leaders sont capables d’identifier et d’analyser les inégalités dans leurs organisations.
  • Des outils pratiques d’intégration du genre ont été partagés et adoptés.
  • Un engagement collectif pour promouvoir l’égalité de genre a été formalisé.

Dans la continuité, les 29 et 30 avril à Palmarin, un second atelier a réuni les leaders des sociétés coopératives d’apiculture et d’ostréiculture dans le but d’intégrer la gestion administrative et financière à une gouvernance sensible au genre, afin de renforcer la performance et l’inclusivité de leurs organisations.

Les échanges ont permis de clarifier deux notions essentielles. Il s’agit de l’autonomisation des femmes décrit comme un processus par lequel les femmes acquièrent le pouvoir de choisir, d’agir et d’influencer les décisions affectant leur vie et leur communauté, sans remettre en cause l’autonomisation des hommes et de l’inclusion qui est un processus visant à éliminer les obstacles qui empêchent certains groupes de participer pleinement à la vie sociale, économique, culturelle et politique.

Une vision portée par le projet CGE-FORD

Le projet CGE-FORD vise à placer la justice de genre au cœur de la gouvernance, en favorisant des réformes institutionnelles concrètes et une gestion plus équitable des ressources extractives en Afrique de l’Ouest. Ces ateliers constituent des étapes importantes pour renforcer l’autonomisation des femmes rurales et promouvoir leur participation active au développement économique et social du Sénégal.

Par ailleurs, il est essentiel pour le CRADESC, unique organisation francophone bénéficiaire du projet, de renforcer les capacités des leaders communautaires afin d’intégrer efficacement l’approche genre dans leurs pratiques organisationnelles, leurs projets et leurs mécanismes de gouvernance. 

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