
À Dakar, la deuxième session d’apprentissage du projet « Placer le genre au cœur de la justice extractive » s’est achevée sur une dynamique positive. Portée par le CRADESC et Space for Change, cette rencontre régionale a permis de consolider les acquis, de partager les expériences et de renforcer les stratégies d’intégration du genre dans le secteur extractif en Afrique de l’Ouest.
Le CRADESC, en collaboration avec Space for Change, a marqué ce 31 mars la fin de la deuxième et dernière journée de la session d’apprentissage du projet « Placer le genre au cœur de la justice extractive ».
Cette session a réuni plusieurs organisations engagées dans la gouvernance des ressources naturelles en Afrique de l’Ouest, notamment Africa Center for Energy Policy (ACEP), Spaces for Change (S4C), Kebetkache Women Development & Resource Center, Stakeholder Democracy Network (SDN) et Socio-Economic Rights and Accountability Project (SERAP).
Venues du Nigeria, du Ghana et du Sénégal, les organisations participantes ont partagé leurs avancées, ainsi que les défis rencontrés depuis la première session tenue en mai 2025 à Accra. Ils ont également pris part à des travaux de groupe qui ont permis d’explorer en profondeur les rôles de genre : comment ils génèrent des inégalités, affectent différemment les hommes et les femmes, et imposent des restrictions en enfermant les individus dans des attentes sociales prédéfinie.
Les discussions ont permis d’identifier des leviers stratégiques pour renforcer l’intégration systématique du genre dans le secteur extractif ainsi que son institutionnalisation dans leurs organisations respectives.
Le projet bénéficie du soutien de la Fondation Ford et vise à renforcer l’intégration systématique du genre dans le secteur extractif, en promouvant une gouvernance inclusive et l’institutionnalisation du genre pour une meilleure prise en charge des inégalités entre les femmes et les hommes dans les politiques et pratiques sociales.

Le CRADESC salué pour son leadership
Les participants ont salué l’engagement du CRADESC dans l’organisation et la réussite de cette session. Cette initiative vient consolider la volonté du CRADESC de promouvoir des pratiques équitables et durables, en plaçant le genre au cœur des politiques publiques et des stratégies de développement.
Par ailleurs, la clôture de cette session marque une étape importante dans la construction d’une justice extractive sensible au genre, portée par un réseau d’organisations déterminées à transformer les pratiques sociales et institutionnelles en Afrique de l’Ouest.
Les acteurs présents repartent avec des outils renforcés pour porter la voix des communautés et promouvoir une justice extractive sensible au genre à l’échelle régionale.

